6/10 : Enfin l’Amérique du sud. La chaleur, le soleil. Plutôt sympa pour une arrivée. Je file en plein centre pour trouver où dormir. Les rues sont bondées de monde. A première vue, pas de différence frappante avec une grosse ville européenne. Détails agréables : des marchands de fruits et légumes à tout coin de rue, les rues propres. Je prends le premier hôtel venu, pas luxueux mais ça ira bien pour ce soir. Premier contact avec un chilien : ils parlent très très vite et abrègent souvent les mots… aïe, aïe, aïe ! J’ai l’impression d’être dans les années 60, les meubles en témoignent. Je vais faire un tour rapide en ville mais je ne m’attarde pas, fatigué.
7/10 : très mal dormi, peu et donc pas assez. Je fais faire un repérage d’hôtels, je trouve la Casa Roja, type backpack, toujours ce style ancien, ces plafonds hauts, deux patios, un jardin dans une cour avec piscine. Le lieu est très agréable. Bonne nouvelle, la plupart des hostels incluent le petit déj dans le prix d’une nuit et offrent l’accès à internet, souvent en wifi. Je fais un tour dans le centre, beaucoup de bâtiments récents, quelques rues piétonnes, un gigantesque marché, un quartier business, un autre bohême, un autre mode, une immense place –plaza de Armas- où se jouent des parties d’échec sous le porche. Je prends un max d’infos pour mon séjour, je traîne à l’hôtel.
8/10 : encore mal dormi, cette fois à cause de mes colocs… le fait est qu’il y a aussi un bar dans l’hôtel, que les résidents en abusent et oublient du coup quelques règles de savoir-vivre et discrétion. Va-et-vient bruyant toute la nuit dans la chambre, déballage d’affaires, de sacs plastiques ou zippés et soupes de langues à tous les étages ! J’avais oublié de notifier ce détail : le chilien est apparemment très friand de la langue et ne se prive pas d’en manger à toutes heures et en tous lieux. Non pas que ce soit gênant mais on a l’impression qu’ils se défient en pleine rue : à celui qui va rouler la plus grosse gamelle ! Etrange comportement… mais pacifique défi. Je file à nouveau visiter le centre avec comme point de mire el Cerro San Cristobal, un mont posé en plein milieu de la ville, à 870m d’altitude et avec sa vierge Marie, bien sûr. Très belle vue panoramique. Découverte de nouveaux quartiers dont celui de la soif et dégustation d'un met local: l'empalada, mini calzone de viande, oignons, oeufs, olives. J’ai marché 5H, j’ai les jambes lourdes. Pour ne pas subir le mouvement perpétuel dans la chambre, je me joints aux convives du bar et commande du vin blanc. On m’amène une teille… « Justo una boca, por favor ». La réponse me satisfait à moitié : le verre est à 1000 pesos, la teille à 2000, soit 2,5 Euros… c’est une incitation à l’alcoolisme ça, messieurs ! d’autant que les chiliens sont plutôt doués avec les vignes. Discussions avec tout ce petit monde : allemands, australiens, péruviens, israéliens, ça parle anglais et espagnol, ping-pong, babyfoot, quille vide, au lit.
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9/10 : enfin une vraie nuit ! le ciel est couvert aujourd’hui mais il fait toujours aussi bon. Je vais régler quelques détails avant l’arrivée de Nouk demain. C’est bizarre de penser qu’on va se retrouver ici, après 3 mois et demi, à l’autre bout du monde… Suis super excité !! c’est cool. On va rester un jour de plus et on filera aussitôt au sud ou peut-être à Valparaiso pour commencer. J’en sais rien et je m’en cogne ! On ira où nos yeux auront envie de s’attarder.
Je vous laisse pendant 3 semaines mes aficionados. Je suppose que vous ne m’en voudrez pas. Je ferai tout de même signe, juste pour rassurer.
10/10 : lever à 6H30, aéroport à 7H15 pour une arrivée à 7H30. pluie . je LA vois enfin sortir à 8H30. j’ai cru un moment qu’il y avait un problème ! On passe la journée à Santiago, déjeuner au marché à poissons, dîner dans un resto spécialisé en viandes. Les rues sont particulièrement animées : le Chili vient de se qualifier pour la coupe du Monde.
11/10 : on prend la route en direction du sud sans avoir de destination définie, on s’arrêtera quand on en aura marre. 4 voies, toujours tout droit, pas un virage et tout ce que l’on ne verra jamais en France : des gens qui font leur jogging, des mamans avec des enfants tout juste en âge de marcher, des bicyclettes, des chevaux, des Rocky Balboa qui s’entraînent, des chiens et des carabineros tous les 50 km ! 3 contrôles en 7H… arrêt cette nuit à Temuco dans un Hospedaje, logement chez l’habitant très développé ici.
12/10 : on continue pour arriver au plus vite sur l’île de Chiloé situé à environ 1000 km de Santiago. A 14H, nous sommes dans le ferry, la mer est houleuse, il pleut mais nous restons sur le pont, contents d’observer les alentours. Sur l’île, nous filons tout de suite à Ancud, ville paisible, porche du débarcadère. Dans le 3ème hostal visité, Uvo nous propose tout de suite une chambre immense avec poêle à bois. Ce sera le meilleur ami de Nouk, qu’elle aura l’excellente idée de surnommer Huevo l’acoolo ! Visite de la ville, découverte des maisons typiques, construites en bois d’alerce dont la superposition de multiples petites planches donnent l’impression d’écailles de poissons. Resto et plat typique : le curanto = saucisse + moules + palourdes + poulet + lard + patates + le cul de la tomate ! Merci pour les restes de la semaine… la cuisine chilienne ne nous emballe pas pour le moment : lourde, peu raffiné et grasse.
13/10 : balade aux alentours, l’île reste sauvage, beaucoup de routes encore non asphaltées. Temps couvert et venteux. Paysage de falaises, plages de sable gris, petits buissons, multiples oiseaux encore jamais observés, normalement pingouins et phoques que nous n’aurons pas l’occasion d’apercevoir. Déjeuner dans un resto face à la mer. Dîner dans notre suite royale, Uvo nous ayant grassement fourni en bois de chauffage.
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14/10 : temps gris. on part direction Castro, capitale de Chiloé, avec un arrêt prévu à l’île de Quanchao et la ville de Curaco de Verez, recommandé pour déguster des huîtres, citron et verre de blanc, face à la mer. Tout est fermé donc pas d’huîtres. Un peu déçu… d’autant que j’ai oublié mon bonnet dans le bus. Celui que m’a prêté Nouk et qui m’a bien protégé pendant ma mésaventure en NZ. Très agacé, j’égorge trois petits chiliens pour me calmer et je me tape un ceviche de salmon dans le premier rade venu. Enfin, un plat typique divinement bon. Grosso modo, poisson cru avec épices.
On trouve un excellent hostal à Castro dans un palafito.
15/10 : pas un nuage ! tant mieux, on a prévu de marcher dans le parc national de Cucao à ½ heure. Après 2H de marche agréables en bord de plage, on pousse notre curiosité pour aller à la pointe d’une route de 50km qui aboutit au village de Queilen. Le choix est on ne peut plus judicieux, la route est sinueuse, la végétation fleurie mais surtout on aperçoit la cordillère des Andes sur le continent avec ses sommets enneigés.
Retour à l’hôtel où nous passons notre soirée en compagnie de Sam et Naomi, couple anglais en vacances pour 4 semaines. Adorables. On aurait pu passer une grosse semaine ensemble, je pense.
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16/10 : c’est décidé, on part cette nuit pour Chaitén et la carretera austral. Vamos a Patagonia, muchacha !! pour cela, il nous faut retourner sur le continent et réserver l’embarcation à Puerto Montt. Alors que l’on nous annonce dans un premier temps que c’est complet, nous finissons par obtenir notre billet pour 9H de ferry, départ à 2H30 du mat. On en profite pour visiter Puerto Varas, ville tranquille, balnéaire et bourgeoise à 20km. On pousse jusuq’à Ensalda pour une dégustation de pâtisseries, charcuterie et en-cas locaux, le tout en bord de lac, face à l’imposant volcan Osorno. Après l’embarcation, nous nous endormons aussitôt.
17/10 : arrivée 1H plus tard que prévu, soit 11H30 à Chaitén. Je prends la fameuse claque dont je parlais mais absolument pas celle que j’attendais, je me crois tout simplement dans une ville de zombies : les trottoirs sont défoncés, il y a d’énormes tas de sables dans toute la ville, sur les bords de rues, l’hôpital et l’école sont déserts, certaines maisons ont du sable à mi-hauteur de fenêtre… après s’être renseigné, la ville a subi l’éruption du volcan Chaitén au mois de mai 2008. Depuis, aucune aide de l’état, tout est à l’abandon… c’est assez surprenant et totalement inattendu. Nous mangerons chez l’habitant un almuerzo, menu du jour pour un prix dérisoire. C’est un des meilleurs repas pris jusque là, rien d’exceptionnel, simple mais très bien préparé et épicé.
Nous attaquons enfin cette route qui d’ici peu laissera place à sable, gravier, terre, culs de poule, ornières et autres pièges pendant plus de 400km! Peu importe, nous voilà enfin en Patagonie et les 5H qui suivent ne sont que pur bonheur. Vallées verdoyantes, montagnes aux pointes blanches, rivière vert émeraude, lacs, fjords, bosquets arides ou foret de conifères, chevaux et vaches en toute liberté et quand on coupe le moteur : silence absolu.
Nous nous arrêtons à Puhuyuhapi pour la nuit, la ville est idéalement placée à la pointe d’un fjord, calme et accueillante.
HAPPY BIRTHDAY EWEN !
18/10 : on attache bien sa ceinture, Ari prend le volant… notre vitesse moyenne augmente considérablement, nos chances d’arriver sans encombres diminue tout autant !
Si dans un premier temps nous en avons rigolé, nous avons, une fois arrivés à Coyhaique, pris l’ampleur des risques que nous courions : accident ou panne pouvant mobiliser le véhicule dans une partie du pays où l’on croise 2 à 3 voitures en une journée, où les portables ne passent pas, où on ne sait même pas si une dépanneuse ferait le trajet et où on aurait pas envie de passer une nuit. Bref, ce constat nous amènera à ne pas nous aventurer plus encore sur des pistes et à envisager un retour par bateau de Puerto Chacabuco, à 80km de Coyhaique et accessible sur route. La route était splendide, une fois de plus, plusieurs arrêts pour prendre des photos, pas l’habitude d’être dans un espace aussi gigantesque sans présence humaine. Calme, sérénité et respect.
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L’arrivée à Coyhaique est tout aussi surprenante, la ville est au milieu d’un cirque de montagnes, celles les plus proches étant constituées de crêtes découpées, magnifiques après une pluie et le reflet de l’eau sur la roche. On galère pour trouver un logement. On finit dans un hostal où l’on fait la connaissance d’Hervé, guide français, installé en Amérique du Sud depuis 14 ans. Extrêmement sympathique, humble, excellent conseil sur ce qu’il y a à faire alentour, plein d’histoires anecdotiques sur les agences de voyage mais aussi sur la situation politique et économique du Chili ou de l’Argentine.
19/10 : on part visiter le parc national de Cerro Castillo, à 1H de route. Le paysage est encore plus impressionnant, les espaces verts laissent place à d’immenses massifs, à perte de vue, enneigés, les cimes dans les nuages, un peu de ciel bleu par ci par là, une bourrasque de pluie à gauche, un arc-en-ciel à droite, une vallée qui pointe son nez, une lagune entourée de broussailles. Magnifique et malheureusement difficile à immortaliser sur photos. Nous décidons de visiter le monument national : el Paredon de los Manos, peintures indigènes sur roches, datant de 10 000 ans. Nous sommes guidés par Andy qui vit avec son père à côté du monument, à 3km de la ville. Ce monument n’a pas un intérêt incontournable. Andy nous invite chez lui pour nous offrir à boire et nous présenter son père, Aldino. La maison en bois ressemble à une cabane qui ne paraît pas tout à fait finie. L’intérieur est très rustique, il y a une énorme et antique batterie de cuisine en fonte, je suis admiratif. Ils en ont 2 autres dont ils ne se servent pas… 4 chats, 2 chiens, 2 poulets (dont un qui suit Andy partout !) et 3 poules finissent de composer la famille.
Nous trinquons, verres de vin remplis, sourires jusqu’aux oreilles, ravis d’échanger nos cultures, nos impressions, nos avis, nous restons pour dîner. Aldino est peintre, de paysages pour son plaisir personnel, de panneaux publicitaires pour gagner sa vie. Avant, il reproduisait des photos en peinture sur couvertures de livres, il était contre le régime de Pinochet, s’est fait tiré dessus et est venu se réfugier ici, où personne ne viendrait le chercher. Il chante, il danse, il prépare la salade avec le plus grand soin, il nous fait rire ! Andy prépare le barbecue dans la cheminée. Anouk parle italien et se fait aussi bien comprendre. Nous sommes heureux. Au milieu d’un décor époustouflant, chez 2 illuminés, considérés comme des pestiférés par les habitants de la ville avoisinante mais si chaleureux, accueillants et tellement attentionnés envers leurs animaux. Nous partons à 23H, la gorge nouée. Longues accolades. Nous ne pouvons même pas échanger de coordonnées, ils n’ont ni adresse, ni mail, ni téléphone… nous serons toujours les bienvenus chez eux et pour peu qu’ils réalisent leur projet de construire un hostal, nous pourrons même dormir à domicile. Nous avons réservé une chambre à Villa Cerro Castillo dans un hospedaje.
20/10 : crochet par Puerto Ibanez, en bord du lac General Carrera, bleu turquoise. Cadre époustouflant une fois de plus. Retour à Coyhaique pour déjeuner puis aller-retour à Puerto Chacabuco pour réserver le ferry.
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21/10 : rando dans le parc national de Coyhaique, enfoncés dans les bois, sans voir la moindre faune… quant à la flore, elle est dévastée par un parasite, présentée sous forme de peluches vertes, disséminées sur l’ensemble des arbres et conifères présents dans le parc. Sans grand intérêt donc. Nous filons à Puerto Aisen, pour passer la nuit à proximité du port.
22/10 : sur le quai à 8H30, nous apercevons notre bateau à flots à une centaine de mètres, ce qui a priori n’est pas normal. En effet, à cause des vents violents, il ne peut pas amarrer pour le moment. Il pleut. Nous embarquerons et partirons avec 2H de retard pour une traversée de 26H et quelques arrêts sur le trajet dans de minuscules ports. Bien que nous traversons multiples canaux, nous ne pouvons profiter du paysage, le temps étant particulièrement mauvais. Almuerzo, vidéos, apéro, dodo. Mer houleuse et particulièrement agitée pendant la nuit, heureusement nous sommes dans une cabine.
23/10 : le trajet devient long, le temps ne s’arrange pas… 11H : nous faisons halte à Melinqua, il reste 4H avant d’arriver à Quellon. A 18H, nous sommes toujours à quai. Nous apprenons que nous allons passer la nuit ici car le temps ne permet pas de naviguer. Super ! Heureusement, pour patienter nous aurons droit à d’excellents films : American Pie 2, Mall Cop, Fast & Furious 3…
24/10 : 9H, le bateau part enfin pour Quellon. Arrivés au port, seuls les passagers sont débarqués. On va donc à la pêche aux infos puisque jamais personne n’aura pris la peine de nous expliquer ce qu’il se passait. Débarquement après 16H apparemment. A 19H, on nous annonce qu’il faudra attendre la prochaine marée basse à 2H. Nous ne sommes plus que 6 personnes et l’équipage.
25/10 : 2H, rien ne bouge… enfin à 6H, nous amarrons après 68H passés dans ce p$&#?§ de bateau. On file aussitôt à Villarica, à 600km au nord dans la région des lacs. Tout au long de la journée, nous aurons l’impression d’être balancés par les flots.
26/10 : nous déjeunons à Pucon, ville balnéaire en bord de lac. Baignade dans des thermes à plus de 40° : l’endroit est top, pleine nature, piscine naturelle, juste au bord d’une rivière et nous sommes seuls. 2H à se prélasser au chaud et sous la pluie. Nous sommes toujours un peu épuisés du périple maritime. Il y avait un trek à faire pour monter le volcan Villarica à 2800m d’altitude et encore en activité mais il fallait démarrer à 7H30 et je ne pense pas que nous aurions eu la force nécessaire pour le faire.
27/10 : nous partons pour Valparaiso à 800km. Journée à rouler. Arrivés à 20H, l’hostal que nous avions repéré est complet… il nous recommande une adresse juste en face. Le conseil s’avère excellent, les propios Ivan et Valeria sont particulièrement gentils et leur maison est magnifique : plafonds hauts, escalier en colimaçon en fer forgé, grandes baies vitrées, tomette et parquet au sol, petite terrasse avec vue sur la ville et le port.
Nous faisons connaissance avec Guillaume et Jenny, suisses en voyage depuis 1 an et encore pour 4 mois. Dîner au Vilino et dégustation d’un Pisco sour, boisson locale qui assomme rapidement.
28/10 : réveil en douceur, vue sur la mer et 20° à 9H du mat, on va pouvoir enfin faire péter shorts et claquettes ! Visite de Valparaiso, le cœur de la ville reste basique alors que les quartiers sur les collines, cerros, sont de toute beauté, maisons colorées, rues pavées et ascenseurs à flanc de collines datant du début du XXe pour descendre dans le centre. Déjeuner au marché pour seulement 2000 pesos. Rencontre de Nancy, dans une boulangerie, mamie de 63 ans qui nous invite chez elle pour nous montrer tous les objets qu’elle collectionne. Soirée à l’hostal avec Guillaume, Jenny et 3 américains. C’est l’anniversaire d’Ivan : pendant qu’ils dînent en ville avec Valeria, nous fêtons ça, en douceur bien sûr… Les bouteilles s’accumulent, à leur retour ils hallucinent d’en compter une dizaine vide !
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29/10 : la bonne surprise du jour. La voiture a été forcée et l’autoradio volé… les voleurs ont forcé les 2 serrures mais n’ont apparemment pas réussi à ouvrir la voiture, ils ont alors découpé le caoutchouc autour du pare-brise et sont entré par là. Les affaires que nous avions laissées (chaussures et blouson) sont toujours là. Il faut faire une déposition à la police, Valéria nous accompagne pour faciliter la traduction. Le loueur envoie une dépanneuse pour ramener la voiture. Nous verrons demain ce qu’il en est avec l’assurance. Visite de la maison de Pablo Neruda, poète chilien mondialement connu et balade dans d’autres cerros. Rencontre de Rosa en pleine rue, elle nous chante la Marseillaise et nous parle de son amie française, « la Yanine ! ». C’est surprenant et particulièrement agréable de constater comme il est simple de discuter avec les gens.
Dîner dans un resto chilien avec Guillaume et Jenny, dégustation de palourdes au parmesan ou crevettes au pil-pil, accompagnés d’un Rhin, assemblage de Sauvignon et Gewurztraminer.
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30/10 : on erre une dernière fois dans les rues de valparaiso avant de prendre le bus avec Ivan pour Santiago. Lui va voir Faith No More, il est super excité et nous fait bien comprendre qu’il va en profiter pour s’en coller une bonne ! on va boire l’apéro dans le bar où nous étions allé le premier soir, tous les serveurs sont ravis de nous revoir, on est aux petits soins, un accordéoniste joue une reprise particulièrement surprenante de « I’ve got a woman » de Ray Charles. On dîne au resto « Vacas Gordas » où la viande fond dans la bouche. C’est le dernier soir…
31/10 : prise de tête avec le loueur de voitures pour bien démarrer la journée. Au final, on sera obligé de payer les dégâts dont le montant ne dépasse pas la franchise de l’assurance dont on avait bien omis de me préciser qu’il y en avait une… j’accompagne Noukinouk à l’aéroport. Je redoute moins ce moment de séparation que la première fois en Thaïlande où je me suis ensuite retrouvé totalement perdu à Sydney. C’est très certainement plus sur la longueur que je vais mal encaisser le coup car la prochaine fois qu’on se voit, ce sera dans 6 mois… on trouve le moyen de rire comme des baleines entre sa maîtrise parfaite de l’espagnol et sa main qui ne peut s’empêcher de me tripoter en public pour me faire piquer un phare ! Ciao bella. Fais un tiercé de temps en temps, on ne sait jamais... retour à la Casa Roja où je vais passer la nuit et normalement retrouver Fabien que j’avais rencontré 3 semaines avant et qui revient du Nord. Je tourne très vite en rond, manque quelqu’un. Fabien n’est pas là et je ne tiens pas à rester seul alors qu’il est prévu de fêter Halloween dans l’hôtel. Je file au bar voir nos amis, toujours le même accueil. Je fais la connaissance de Pato qui m’invite à un concert qu’il donne dans une maison privée à partir de 23H. Nous sommes rejoint par Cécilia et une autre de ses amies. Ils m’amènent ensuite dans un quartier où défilent plusieurs troupes de danse et musique dans la rue : joie et bonne humeur pour la fête des morts !
On part ensuite pour le concert. Effectivement, c’est une maison privée, quelques personnes sont déguisées, ça fume, ça boit, le groupe joue de la combiña et je danse comme un débile ! rentré à 4H du mat, cette soirée m’a fait le plus grand bien pour ne pas penser au vide laissé par le départ de Nouk.
1/11 : je planifie la semaine à venir : je file à La Serena où j’ai déjà trouvé un couchsurfer chez qui dormir. De là j’irai certainement dans la vallée d’Elqui puis je continuerai à monter en direction de San Pedro de Atacama. Quoi qu’il en soit, il faut que je m’occupe rapidement et que je ne stagne pas comme je le fais actuellement à la Casa Roja.
Fabien m’a envoyé un mail, il est à l’hostal. On passe la soirée à raconter nos périples et j’ai l’impression qu’on est bien content de s’être trouvé.
2/11 : Après une rapide conversation avec mon assurance, je dois payer pour les dégâts sur la voiture et leur envoyer les docs pour constituer un dossier. Classique… je prends le bus à 12H pour arriver à 18H. le décor change progressivement dès la sortie de Santiago, la végétation se fait plus rare, les cactus pointent leurs épines, les monts sont de plus en plus nus, laissant apparaître une roche parfois en bloc, parfois effritée, de couleur beige à ocre. Les clichés pris dans le bus ne rendent rien… j’aurai d’autres occasions. Le bus est très confortable, c’est rassurant pour la suite. La vue en arrivant à La Serena est mystique : la mer à gauche, la ville à droite et des montagnes dans le fond qui se font progressivement grignoter par les nuages. Je trouve un hostal à côté du centre, sympa mais rien d’extraordinaire.
3/11 : visite de la ville, en commençant par le marché artisanal où les prix sont beaucoup plus élevés que dans le sud, petit tour sur la place des Armes, rythmée par un groupe de vieux jazzmen puis va-et-vient dans les rues adjacentes, tout en repérant où je pourrais prendre un almuerzo. Je passe l’après-midi à Coquimbo, ville voisine, parent pauvre de cette baie soit disant, mais plus jolie que La Serena selon moi. Située sur une butte, elle a la particularité d’avoir fait édifier une énorme croix en béton. Assez moche !
Je m’aventure ensuite dans diverses rues qui ne sont plus asphaltées jusqu’à ce que je sente que je ne suis peut-être pas à ma place ici… Retour à l’hostal, soirée entre français.
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4/11 : je pars 2 jours dans la vallée d’Elqui à 2H de route, l’endroit est réputé pour ces 300 jours de soleil minimum par an mais aussi pour la production du pisco. Les paysages sont encore plus arides, le soleil tape fort. A Pisco, il règne une agréable tranquilité, il ne manque plus que la triplette magique pour une partie de pétanque au pisco sour ! je mettais mis en tête de me faire prendre en stop jusqu’à Horcon, village à 12 km plus haut dans la vallée afin de déjeuner dans un resto en bord de rivière avec possibilité de se baigner, mais des travaux empêchent les véhicules de circuler pendant 2H. pas grave, je le ferai à pied et j’aurai enfin l’occasion de tester l’excellent chapeau que j’ai volontairement piqué à Hélo ! Merci ma panthère, il est d’une efficacité redoutable en ces lieux où l’ombre n’existe pas. Sur le chemin, je croise Passe-partout qui me présente à ses 3 potes, on taille le bout de gras jusqu’à ce qu’il me demande de leur payer une bière… et ben non, mon nain, y’a pas écrit gringo sur mon front ! heureusement que j’ai senti dans l’attitude des 3 autres qu’ils se sentaient gênés par ce qu’il venait de demander autrement je n’aurai peut-être pas eu autant d’assurance. J’arrive enfin dans le village. Le resto n’existe plus. La balade valait le coup d’œil mais j’ai vraiment faim, je redescends du coup en bus. Après déjeuner, je visite une distillerie de pisco, la plus ancienne du pays apparemment. Intéressant mais cher. Pour rappel, le pisco est fait à partir de raisin et pourrait être comparé à du cognac ou de l’armagnac. Mêmes cépages utilisés, même principe d’extraction du jus, de fermentation et de distillation. Je trouve une chambre toute simple à Vicuña avant de partir dans les étoiles.
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Malheureusement, j’avais déjà le nez qui commençait à couler dans la journée et en soirée, le fait d’être à l’extérieur a fini de me refroidir et me rendre malade. Je suis du coup congelé et ne profite pas comme il faudrait du spectacle… le ciel est complètement dégagé, je vois à l’œil nu des étoiles que je ne peux voir en Europe et au télescope des constellations inconnues. Et puis j’ai une photo de Neptune. La classe !
5/11 : j’ai le nez bien pris et une bonne crève, je préfère retourner à La Serena pour me reposer. J’ai vraiment bien fait, la fièvre arrive dans l’après-midi. Je reste à l’hostal.
6/11 : en meilleur forme, je prends le bus pour Caldera à 400km au nord, réputé pour ses plages et une eau de mer vert clair. Je fais mon petit tour habituel, me pose dans une residencial qui est plutôt limite, ma chambre très spartiate donne dans une cour avec un poulailler et un jeune chien qui reste attaché toute la journée…
7/11 : je fais la connaissance de William et ses 2 garçons William et Sebastian, Chiliens qui viennent passer quelques jours à la plage. Sebastian est particulièrement agité et passe son temps à faire des conneries… ça me rappelle quelqu’un ! je rencontre aussi Carl, australien et une française qui me donne d’excellents tuyaux pour le Pérou, tout ce petit monde dans le residencial. Je pars à Bahia Inglesa, soit disant THE beach. 6km à pied, je longe la côte et suis surpris par les petits villages que je traverse, soit ils paraissent totalement désert, soit ils sont entourés de barbelés.. ? me voilà à Bahia Inglés, je n’ai pas pris la peine de faire un cliché, gaspillage. Je veux déjenuer sur place, c’est hors de prix, je repars à pied et trouve à Caldera un resto qui me servira une cassolette de St Jacques, sauce pili-pili… délicieux. Je me balade dans la ville, je tombe sur le monument dédié à Cousteau. Les élections régionales ont lieu en décembre, des noms de candidats sont peints sur des murs de plus de 50m de long et 2m de haut… Merde, vous imaginez Royal ou Sarko couvrant nos murs ?!! je me dore la pilule 1H et je retourne au residencial où je dînerai avec Carl.
8/11 : je profite de la plage en matinée puis me régale de ceviche au terminal de pêche où ça ne coûte trois fois rien. Je passe ensuite l’après-midi avec William et ses enfants. Nous dînons ensemble puis je prends le bus pour San Pedro à 22H.
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9/11 : très mauvaise nuit dans le bus, assis sur le radiateur qui devait certainement chauffer tout le bus… passé la nuit dans un sauna grosso modo ! Réveillé pour le crépuscule, je profite pleinement du spectacle. Assez impressionnantes ces étendues de sable à perte de vue. San Pedro est un village perdu au milieu du désert, les maisons sont faites en adove, les rues ne sont pas asphaltées. Calme et tranquillité touristique. Ça perd forcément d’authenticité car tout est fait pour vous et moi malheureusement. Peu importe, l’intérêt est concentré autour de ce village et il me tarde de partir avec un tour pour voir ça. Pour aujourd’hui, afin de ne pas trop me fatiguer et m’habituer à l’altitude, je me contente de ruines d’un village inca à 3km d’ici qui offre aussi une vue sympathique. Coucher tôt car je dois démarrer à 6H.
10/11 : finalement, on démarre à 8H. 6 personnes + le guide. A la sortie de la ville, contrôle policier : il ne peut pas transporter 6 passagers dans son 4x4… heureusement, il nous transfère avec un autre tour qui comptait déjà 14 personnes. Premier arrêt au salar d’Atacama, qui compte entre autre le lac Chaxa devenu parc national pour la protection de flamands roses. Le guide est très explicite et donne de nombreux détails. La couche de sel peut avoir une profondeur entre 60 et 400m alors que le lac contenu sous cette couche peut atteindre 1400m ; le lac étant encastré entre les Andes et la cordillère de Sal, il est considéré comme le plus sec au monde. Nous partons ensuite sur l’altiplano à plus de 4000m pour découvrir les lagunes Miscante et Meniques. Le soleil tape très fort, il doit faire plus de 40°, malgré cela, nous sommes tous emmitouflés, un vent glacial nous rappelle que nous bien sur les hauts plateaux. Le paysage est magnifique, le mélange des couleurs intense entre les volcans, le ciel, les lagunes et les herbes sauvages. Première fois en haute montagne, je le ressens bien, je suis faible, j’ai le ventre qui tourne mais rien ne bouge heureusement. Après un déjeuner dans un village, nous finissons par la visite d’une oasis, proche du village de Toconao. Retour à 19H, je suis épuisé mais je reste scotché tout le trajet devant cette roche craquelée à perte de vue avec les hautes montagnes en fond. Je piaille avec divers personnes de l’hostal ; merde, j’ai l’impression de maîtriser parfaitement l’anglais ! Demain, lever 5H30 pour une virée en vélo à la vallée de la luna afin de profiter du lever de soleil.
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11/11 : départ comme prévu, nuit noire, je dispose de 2 lampes frontales, d’un casque et d’une combi fluo. C’est légèrement en pente mais supportable. Une fois dans le parc national, ça grimpe un peu plus jusqu’à ce que je finisse à pied en poussant le vélo ! J’arrive pile au bon moment pour profiter du soleil se dévoilant dans la vallée. C’est magnifique. Je découvre tout d’abord la dune de sable qui a donné son nom à la vallée de la Lune du fait de sa forme, j’avance ensuite tranquillement sur une arrête et contemple le paysage qui s’offre progressivement à moi. Je me régale pendant une bonne heure, musique plein pot à danser comme un dingue! Il est 8H, le soleil commence à taper, je file en direction de la vallée de la muerte avant la grosse chaleur. Je suis rejoint par 2 chiens qui ne me quitteront pas pendant toute la visite. Cette vallée est plus morcelée, les traces de sel ne sont pas présentes et on a une vue à partir du centre et non pas sur les cimes, contrairement à la luna. Je rentre, le sourire aux lèvres, le vent me rafraîchissant et des images splendides en tête. Repos avant de partir pour un autre tour spécial baignade.
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Premier arrêt à la lagune Cejar, particulièrement salée et dans laquelle on flotte naturellement, l’eau est bleu turquoise et à cet endroit le lac est peu profond, pas plus de 100m. Nous continuons en direction de los ojos del sal, 2 trous parfaitement cylindriques dans lesquels coule une eau plus douce, issue de la fonte des neiges des Andes. Nous finissons au bord du lac Tebinquiche pour le coucher de soleil. Le lac est entouré d’une croûte de sel, certains fragments de sel paraissent flotter, donnant l’impression d’icebergs. Les couleurs avec le soleil tombant sont irréelles... Retour 21H et discussion sur la terrasse de l’hostal avec mes voisins de chambre, un hollandais et une espagnole.
12/11 : lever à 4H pour observer les geysers de Tatio qui sont situé à 4300m. Une fois sur place, je ne sens pas de problème lié à l’altitude. Il fait -10°C ! La visite prend forcément plus d’intérêt avec le lever du soleil. C’est assez spectaculaire, beaucoup plus que ceux que j’avais pu observer en NZ. On nous propose ensuite de se baigner dans une piscine naturelle dont l’eau est chauffée et alimentée par l’un de ses geysers. Le soleil fait vite oublier que vous êtes torse nu à -10° et la baignade est assez magique au milieu de ce décor. Sur le retour, on observe nombreux vicuñas (espèce de petit lama sauvage), lamas ou oiseaux. On s’arrête au village Machuca à 4000m, 16 habitants, une église et un gringo qui prépare des brochettes de lamas ! Retour à 12H, je suis claqué. Je n’ai plus qu’à attendre mon bus, tranquille à l’ombre car il doit faire 40°….
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13/11 : après une courte nuit dans le bus, j’arrive à 5H30 à Iquique et attends 8H pour reprendre un bus en direction de l’oasis de Pica. La position de la ville est assez inattendue, coincée entre la mer et une dune de sable culminant à plus de 500m. Pica est un petit village fleuri et fruitier en plein milieu du désert. Tranquillité absolue. Pas de touristes. Hostal calme avec piscine. Je me sens bien, je vais rester quelques jours pour me reposer.
14/11 : piscine, barbecue, lecture et dégustation des fruits de l’oasis.
15/11 : départ pour Arica. Je fais un arrêt à Humberstone, ville minière désertée en 1960 quand l’entreprise qui gérait l’extraction du nitrate stoppa l’activité. C’est assez impressionnant, tout est resté intact mais a pris un sacré coup de vieux. Rouille un peu partout, plâtre qui tombe des murs, bois sec qui se fend. Je me crois dans un western !
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Le trajet pour Arica est impressionnant : le long d’immenses dunes de sable avec le vide en contrebas, frissons garantis et la confirmation qu’en vieillissant j’ai de plus en plus peur du vide… magnifique coucher de soleil. L’hostal tenu par un néo-zed donc très détendu avec tout le confort requis. Je piaille avec Fred et Nadia, 2 français restaurateurs qui bossent à Cadiz depuis 9 ans et qui veulent s’expatrier au Chili.
16/11 : temps couvert. Je vais passer la journée à mettre à jour le site et répondre à tous les mails en retard. Demain, je pars 2 ou 3 jours dans un parc national entre 3000 et 5000m d’altitude.
17/11 : départ à 7H, je suis accompagné de Rully, Hollandaise en vacances pendant 6 semaines. J’ai à nouveau droit aux montagnes russes dans le désert ! la destination finale, Putre est situé à 3600m d’altitude et on le ressent tout de suite. Pour ceux qui ne sont jamais allé en altitude –comme moi- c’est assez surprenant, embarrassant voire même stressant ; le moindre effort demande toute votre énergie et vous êtes épuisé en 5 min. On a traversé la ville 2 fois pour trouver un logement et j’ai bien cru qu’on allait crever… journée à se reposer pour s’acclimater au mieux. Eugénio, le boss de l’hôtel propose de nous véhiculer pour un prix plus intéressant qu’en agence, sachant qu’une italienne, Patricia parait aussi intéressée. Nous acceptons son deal.
18/11 : départ à 8H, il fait beau, nous sommes 3 + le guide, ce qui n’est pas plus mal que de se retrouver dans un minibus avec 12 personnes. Eugénio prend son temps, nous décrit la faune et flore spécifique dans cette partie du Chili. Le paysage est différent des alentours de San Pedro, peu de sable, de la rocaille, plein de petits arbustes (llaritas) et une mousse (bofedal) qui ne nécessite qu’un millimètre d’eau par an. Nous apercevons des vizcuchas (croisement entre un lapin et un écureuil), divers oiseaux et une multitude de vicuñas qui ne se gênent pas pour couper la route. Visite du village de Parinacota, le plus ancien de la vallée, qui ne compte désormais qu’une poignée d’habitants. Puis aperçu des lagunes de Cotacotani et du lac Chungara, le plus haut du monde, niché à 4500m. Nous avons passé 7H à crapahuter, observer, comprendre de quoi les gens vivaient ici. Le ciel se couvre, les couleurs sont encore plus démentes. Nous rentrons sous la pluie, ce qui finit de combler notre balade. Retour à Arica dans la soirée. Peu de monde et donc peu d’échange dans l’hôtel avec d’autres voyageurs.
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19 et 20/11 : comme à Pica, j’ai décidé de buller 2 jours, les plages sont immenses, la température de l’eau satisfaisante et il souffle un vent léger qui permet de ne pas fondre au soleil. Visite d’Arica le jeudi en fin de journée : rues piétonnes animées mais pas plus de charme que ça. En général, mis à part Valparaiso avec ses quartiers implantés sur les collines et ses maisons multicolores qui lui donne un charme certain, toutes les villes sont plus ou moins semblables et ne cherchent absolument pas à harmoniser l’architecture : du coup quelques grands bâtiments par-ci par-là, une multitude de maisons de plein pied, une Plaza de Armas –héritage de Pinochet, je suppose- une poignée de maisons en tôle et papier mâché, 3 ou 4 bâtiments administratifs de type colonial, une énorme église et des couleurs vives. J’exagère un peu mais je ne suis pas loin de la vérité. Le Chili n’est pas incontournable pour ses villes selon moi. Je prépare mon passage au Pérou, je pars demain matin et a priori cela va me prendre la journée pour arriver à Arequipa, première halte, ville cosmopolite et plusieurs sites à visiter aux alentours.