Outback

Auteur

Nom: MOWAX

Surnom: La Goula

Age: 35 ans

Signe: Verseau

kadipod


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Copacabana - Isla del sol

5/02 : petit déj sur le marché avant d’embarquer pour Isla del sol à1H30 de trajet. Nous posons pied au sud de l’île, trouvons une hospedaje et partons aussitôt pour visiter les alentours. Ça me rappelle quelque peu le Northland en NZ. A force de marcher, nous nous retrouvons grosso modo au milieu de l’île et décidons de pousser jusqu’au nord pour visiter les ruines incas et peut-être se poser sur la plage si le temps le permet. Vœu exaucé : les nuages se dégagent, le soleil tape très fort, les visages rosissent. Les ruines ne sont pas vraiment incontournables, les paysages compensent plus l’effort de cette balade. nous sommes exténués, ma cheville a bien tenu mais ma voûte plantaire n’en demande pas plus. Certains de trouver un bateau pour nous ramener au sud, nous tombons des nues en apprenant que cela coûtera 10 fois plus que la normal car il n’y a plus de bateau de groupe à cette heure-ci…. Heureusement, une famille qui loue un bateau privé pour rentrer à Copacabana accepte de nous prendre à bord moyennant 50 Bolivianos par tête, moitié moins que ce qu’on nous demandait. Repos pour finir la journée.

6/02 : je me lève à 8H, prends mon petit déj et me pose sur la terrasse. Groinnnnnnnnnnnnnnnnnn ! ça c’est le cri du cochon qui a senti venir le danger... pas de doute, 4 personnes pour se charger de lui, juste devant moi, à une dizaine de mètres. Ils le laissent se fatiguer puis le plaquent au sol, le musèlent, lui tranchent la gorge et pour le vider encore plus vite, le finissent au burin et à la masse. Tout ce temps avec ce cri tant strident que tout le monde a dû entendre une fois dans sa vie. Ça vous met d’aplomb pour démarrer une journée ! Retour tranquille en bateau où je piaille avec français et brésiliens. On chope un bus à peine arrivés à quai et nous voilà sur l’altiplano bolivien pour 4H avant d’arriver à La Paz. Nous y voilà et je suis surpris car j’ai lu que la ville s’étalait entre 3800 et 4000m. Que du plat à perte de vue. Ça ressemble plutôt à un bidon ville pour le moment. Le temps que la connexion se fasse avec ce que j’ai en effet lu, La Paz se dévoile dans un virage, panorama hallucinant d’une gigantesque ville plantée au beau milieu des montagnes, dont la structure déroge à la règle : les riches étant dans les bas quartiers où il fait forcément plus chaud. On trouve un hostal en plein centre. Session web dans un cyber café où je fais la connaissance de François, français qui voyage à vélo en Amérique du Sud puis dîner en ville.

La Paz

7/02 : visite du centre ville durant toute la journée. J’en prends plein les yeux. Ça grouille de partout, un dynamisme et des couleurs comme je n’en ai jamais vu. Mieux qu’à Sydney où je m’étais pourtant sacrément régalé. Je mitraille dans tous les sens, j’en épuise ma batterie qui jette l’éponge juste en fin de journée, après la visite d’un musée des instruments boliviens dont j’ai pris quelques clichés pour faire saliver Jules.

Je prends un café avec Julia qui part à Sucre, je fais ensuite la connaissance d’un couple belge qui vient de la Patagonie à vélo, ça leur a pris 3 mois. Je change d’hôtel pour plus de confort et une connexion wifi. La connexion est foireuse, je ne pourrai pas mettre à jour le site… je fais la connaissance de divers voyageurs, je rectifie mes plans pour les jours à venir. Il est tard, je suis crevé.

8/02 : Happy birthday Lolo ! Matinée et début d’aprèm sur le site, connexion de merde qui plante constamment, mes nerfs sont à rude épreuve mais j’ai promis que je donnerai des news. Je pars ce soir pour Potosi durant 2 jours ensuite je vais enfin voir le salar d’Uyuni.

Je change d’avis au dernier moment, finalement je pars pour Sucre ! 12H de bus en prévision…

 

Sucre

9/02 : la ville est comme décrite dans tous les guides, blanche et de style baroque. Sucre s’oppose bel et bien à La Paz tant dans les couleurs que dans l’activité intra-muros, il ne règne pas le même souk, le même dynamisme. Il fait bon vivre, ça sent la douce tranquillité. J’arpente les rues du centre tout le jour durant et je tombe notamment sur une mini réplique de la Tour Eiffel. Le soir venant, je vais me poser au mirador, place qui surplombe la ville et où l’on peut boire un verre. Je retrouve Tom et Oliv, 2 suisses allemands qui étaient dans le même bus allant de Copacabana à La Paz. On partage notre table avec Alberto, espagnol qui vit à Sucre depuis 2 mois et nous apprend beaucoup de détails sur la ville au niveau politique. Je ne tarde pas à rentrer, je repars demain à 7H.

Potosi et mines

10/02 : après 3H30 de bus, j’arrive enfin à Potosi dont on remarque aussitôt la montagne rognée par les mines, 300 m de moins depuis le début de son exploitation. Au terminal de bus, je remarque Blondin, la clope au bec, l’air très très détendu. Je lui propose de prendre le taxi avec moi pour aller dans le centre. Nicolas, 31 ans, suisse, physiothérapeute et bonne dose de connerie. On constate que l’on va faire le même parcours pour les 5 prochains jours, on prend une piaule ensemble, on checke un tour pour Uyuni, un déj rapide puis le temps n’étant pas clément, on décide de visiter les mines. L’histoire de ces dernières est assez sordide. + de 6 millions de morts en 4 siècle… le tout pour enrichir l’Espagne et ses pays voisins. Potosi au XVIe s. comptait 165 000 habitants, soit autant qu’à Londres ou Paris. Les temps ont bien changé… la ville ne compte plus que 145 000 habitants, sachant qu’elle était tombé à 9000 quand on ne trouvait plus d’or. Maintenant, les mineurs au nombre de 5000 vivent du zinc et de l’étain. Les conditions sont pittoresques, pas de technologie, tout à l’ancienne, au burin et au marteau, à la dynamite, sans électricité et à la force des mains, leur divinité Tio –représentation du diable- les protégeant. On passe 2H au cœur de la montagne, on croise et discute avec des mineurs, la bouche remplie de coca, leur seul nourriture pendant 10 à 12H de travail… on ressort touchés, impressionnés. On se cale ensuite dans un resto devant un match de foot de la coupe sud-américaine, à déguster d’excellentes grillades.

11/02 : visite de la ville en matinée, c’est le carnaval et tous les jeunes s’arrosent de mini bombes à eau. On passe au milieu des affronts mais il ne vaut mieux pas trop s’attarder en plein centre au risque d’être trempé, les gringos étant une cible idéale. Bus de 6H pour Uyuni, trajet sur piste en plein désert. L’arrivée est peu ordinaire : tempête de sable ! Dîner puis quelques verres dans un pub pendant que des fanfares défilent dans la rue. On rentre à 1H, un peu amoché…

Uyuni, le salar et sud-lipez

1er JOUR

12/02 : c’est parti pour 3 jours en 4x4 au milieu de nulle part. pas un nuage aujourd’hui. le groupe est composé de Juan, notre guide, Céline et Kevin, frère et sœur belges, Léo et Heidi, couple colombien. Pas de timidité entre nous, de la simplicité et une bonne dose d’humour: tous les ingrédients pour que l’on passe 3 jours inoubliables. On commence par le cimetière de trains, carcasses de locomotives à la sortie de la ville, laissés à l’abandon depuis une trentaine d’années. On se dirige ensuite vers le salar, les yeux brûlant au fur et à mesure que l’on s’approche. Nous y voilà, le lac est recouvert d’une couche d’eau d’une vingtaine de centimètres suite aux fortes pluies tombées ce mois dernier. on s’arrête, chacun profite des divers effets optiques qu’offre le salar. On déjeune tard au milieu du salar avec d’autres groupes puis l’on découvre Isla del Pescado, l’une des nombreuses îles présentes sur le salar. rocailles et cactus. Ocre et vert sur fond blanc et bleu. Silence. Silence absolu, comme on ne peut s’imaginer quand on est en pleine nature. La journée est passée à toute vitesse, on passe la nuit dans un hôtel de sel très agréable, en bord de salar. on ne parle pas ou peu de ce qu’on vient de voir, chacun garde en soi ses émotions, son ressenti. Je prends quelques clichés d’un terrain de basket, en plein désert…

2ème JOUR

13/02 : lever à 6H, départ à 7H30. Nous traversons le désert de Chiguana et faisons une première halte pour observer le volcan Ollawe, encore en activité et dont on voit s’échapper une fumée constante. Nous enchaînerons ensuite par 3 lagunas : Cañapa, Edihonda et Honda au bord duquel nous déjeunerons, en présence de vigognes et flamands roses. Le temps se couvre alors que nous nous dirigeons vers le désert de Siloli. Arrêt photo à l’arbol de piedra, il reste encore un peu de ciel bleu en fond alors qu’une fois arrivés à la laguna Colorado –en fait rose- nous prenons pluie et vent violent.

Dommage, la couleur de ce lac est simplement unique. nuit dans un hostal beaucoup moins accueillant et chaleureux que le précédent. Heureusement, on a fait quelques courses auparavant, du coup l’alcool détend, on pique de bonnes crises de rire.

3ème JOUR

14/02 : lever à 4H pour observer les geysers. Sans intérêt en pleine nuit… on a tous les yeux rouges de fatigue. Heureusement, le bain dans les aguas calientes nous revigorera amplement. alors que l’on se dirige vers la laguna verde, nous entrons dans un épais nuage. Nous ne pourrons voir ce lac d’un vert turquoise, limite fluo, le temps nous est compté, on ne peut se permettre d’attendre la levée de cette brume matinale. je vous invite à cliquer ici pour voir tout de même à quoi cela ressemble. Sur le trajet menant à la frontière chilienne, on aperçoit le désert de Dali, les blocs de roche parsemés évoquant certaines de ces peintures. On dépose Nico qui part à San Pedro de Atacama, on doit se retrouver début mars à Mendoza. J’espère bien parce qu’on a vraiment passé d’excellents moments. Sur le retour, la laguna verde est toujours enfouie sous un nuage beaucoup moins épais qui du coup est coloré en vert clair. Un dernier arrêt à la vallée de Piedras avant de rentrer vers Uyuni. En silence, chacun avec ces  paysages hallucinants en tête. Ciao les colombiens, a bientôt peut-être, allez savoir… Merci Juan, tu nous a bien fait marrer à baragouiner quelques mots français ou à chanter. Avec Céline et Kevin, nous prenons le bus de nuit qui mène à Villazon, la frontière argentine.

15/02 : Je dors très peu, le trajet est sur piste et tortueux. Je fais la connaissance d’une famille argentine qui nous invite à déjeuner dimanche avec Sté, Titi et Gilles afin de nous donner infos et cartes topographiques du sud. Après la frontière, je salue Céline et Kevin pour embarquer dans un bus de 5H avec 2 contrôles de douane et l’obligation de déballer les sacs. Je suis fatigué, j’arrive à Jujuy à 14H, il pleut, tous les magasins sont fermés, c’est férié. Très bien, je vais me caler dans un hostal, me reposer et donner de mes news.